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Écrit par Mohamed Ben Béchir   
25-02-2010
N’est pas le bienvenu qui veut...
 Malheureuse coïncidence pour les membres d’une ONG qui viennent d’effectuer une visite de «travail», prétendent-ils, dans notre pays, sans qu’ils n’y soient invités. Malheureuse coïncidence pour eux parce que la date de leur arrivée dans notre pays correspond à la commémoration par les Tunisiens ces jours-ci d’un événement historique de grande symbolique politique, faut-il le rappeler à ces personnes qui ne sont pas les bienvenues, à savoir la fête de l’indépendance nationale chèrement acquise au prix du sang des martyrs  et des  sacrifices consentis par un peuple qui a mis en place une loi fondamentale dont l’article premier, faut-il le rappeler aux membres de cette ONG, énonce que la «Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain»...
 Mais soyons clairs. De nombreuses données empiriques, vérifiées et vérifiables montrent et démontrent que Human Rights Watch manquent foncièrement de crédibilité. Pour ceux qui suivent les travaux du Conseil des droits de l’Homme à Genève, il est rare de voir Human Rights Watch  condamner les violations systématiques des droits de l’Homme dans de nombreuses régions du monde. C’est la logique des «deux poids deux mesures» de cette ONG sans crédibilité aucune.
 Tout récemment, on n’a pas vu Human Rights Watch  rendre public un communiqué condamnant le traitement dégradant, inhumain et cruel dont a fait l’objet le jeune tunisien de 17 ans qui a passé la nuit du 27 février dernier tout nu sur le plancher d’une cellule de détention dans un pays qui se définit à l’avant-garde des démocraties et des pays qui respectent les droits de l’Homme!!!
Avec le même esprit tendancieux et vicieux qui anime d’autres ONG, croyant que la Tunisie est encore une colonie, Human Rights Watch a montré, ces derniers jours, un intérêt démesurément intéressé à  des cas d’anciens prisonniers de droit commun et qui ont tenté de mettre en crise les acquis de la modernité et de l’Etat national. C’est là, la manière de Human Rights Watch de satisfaire la demande de ses  commandi-taires  et d’adopter la posture de vertueux donneurs de leçons de liberté. Liberté dont Jean Jaurès avait déjà compris les limites lorsqu’il déclara: «Votre liberté, nous la connaissons bien. C’est la liberté des lapins libres dans la forêt libre des renards libres».
Alors comment expliquer l’attitude de Human Rights Watch à un noment où la Tunisie est passée à la vi-tesse supérieure au niveau des réformes politiques  et où les réalisations dans le domaine des droits de l’Homme et des libertés individuelles et politiques connaissent des développements significatifs  et quanti-fiables? Quels que soient les éléments de réponse qu’on peut apporter à  cette question tout à fait légitime, les membres de Human Rights Watch doivent savoir que la société tunisienne n’est pas une société où la croissance s’accompagne d’inégalités criantes dans l’avoir, le savoir, le pouvoir. La société tunisienne est une société où  la lutte contre l’exclusion a polarisé  toute l’attention de la volonté politique et de toutes les forces vives, mobilisé les énergies, ordonné la compassion. La société tunisienne est une démocratie en marche  quels que soient le négativisme des uns et le scepticisme des autres.
 Mais par-delà l’attitude de Human Rights Watch et de ses avatars, probablement dus  à une crise d’identité idéologique du droit-de-l’hommisme des temps modernes, il est peut-être temps que les défenseurs des droits de l’Homme définissent et adoptent un code de conduite  sur la nature des soutiens interna-tionaux déontologiquement acceptables et ceux qui seraient condamnables, surtout en ces temps où l’on voit de plus en plus de pseudo militants  solliciter à tout bout de champ et pour des raisons, aujourd’hui, dévoi-lées, le soutien de l’étranger. Se placer sur le terrain de la vraie lutte pour les droits de l’Homme est aune attitude tout à fait louable.
Se placer sur le terrain du jeu politicien et de la démagogie est l’attitude de ceux qui font des droits de l’Homme un fonds de commerce. Human Rights Watch a choisi, et ce n’est pas nouveau, la deuxième voie, plus lucrative et moins ardue parce que privilégiant la provocation gratuite, le dénigrement systématique et non fondé et les contre-vérités.
Doit-on en tenir compte? Que nenni.
Les réussites de la Tunisie, ses avancées dans tous les domaines et son engagement pour la consolidation des fondements de la société de la liberté, de la modernité et de la solidarité sont, aujourd’hui, réels, pal-pables et reconnus et n’ont nullement besoin de la reconnaissance ou de l’expertise douteuse d’une ONG aux desseins, le moins qu’on puisse dire, ne sont au-dessus de tout soupçon.
N’est pas le bienvenu qui veut chez nous, en Tunisie, pays d’ouverture et de tolérance et à l’hospitalité reconnue.
Que les esprits malvaillants et autres spécialistes du dénigrement sachent que les droits humains, au sens noble du terme n’ont pas besoin de «sentinelle».
A bon entendeur, s’il en est parmi Human Rights Watch…

 

Présidentielle 2009

   Le Programme Electoral 
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Par Abdelkrim Dermech
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