Cela fait 33 ans que la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la femme avec la même détermination et le même espoir d’éradiquer, un jour, toutes les formes de discrimination, d’abus et d’injustice à l’égard des femmes. Après 33 ans de la création de la commission de la condition de la femme au sein de l’ONU, après 15 ans de la conférence internationale de Pékin sur les femmes, précédées par celles de Mexico en 1975, de Copenhague en 1980 et de Nairobi en 1985, après 61 ans de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme et après la création de tant et tant d’organisations et d’associations spécialisées dans la lutte pour l’égalité et les droits des femmes, la femme, dans le monde, a encore besoin d’une journée comme celle-ci pour attirer l’attention des dirigeants du monde et des personnes influentes sur la vulnérabilité du statut de la femme et la précarité de ses droits quand ils existent. Les victimes des guerres, des épidémies, de la pauvreté, de l’analphabétisme sont, encore aujourd’hui, surtout les femmes que toutes les conventions internationales, toutes les stratégies et tous les féministes du monde n’ont pu, à ce jour, protéger totalement contre la violence sous toutes ses formes qu’elles soient physiques, morales, économiques, sociales ou culturelles. La résistance de ce phénomène social, la violence à l’égard des femmes, est un indicateur de la complexité de la situation de la femme dans la société, situation hypothéquée par l’hégémonie de l’homme dans les sphères de décision et par l’hypocrisie de certains nostalgiques des temps anciens qui estiment que la femme est aujourd’hui suffisamment nantie en droits pour ne pas en rajouter. La politique des deux poids deux mesures, adoptée par les puissances occidentales dans le conflit du Proche-Orient est, elle aussi, à l’origine de cette situation par le fait qu’elle a encouragé la montée de l’intégrisme et, par ricochet, une régression des droits de la femme sous le prétexte culturo-religieux. Par ailleurs, si dans certains pays arabes et musulmans des avancées sont enregistrées sur le plan législatif, la question se pose encore au niveau de l’application de ces lois et parfois même au niveau de l’adhésion morale au concept Genre que beaucoup avouent ne pas comprendre encore. Pour toutes ces raisons, l’obtention du droit de vote et d’éligibilité des femmes, indicateur de modernité et de démocratie dans une société, n’a pas entraîné une représentation conséquente des femmes dans les instances élues, et sans la mise au point par certains pays, dont la Tunisie, de mécanismes de «discrimination positive», comme le quota, la femme serait encore absente du paysage politique et de la vie publique en général. Dans une récente publication de «La voix de la Femme Arabe», organe de l’Organisation de la Femme Arabe, Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l’Etat et présidente en exercice de l’OFA, souligne, dans la préface, que «la lutte contre la violence à l’égard des femmes est une lutte globale devant être menée sous tous les angles (économique, social, politique, juridique, culturel, communicationnel et éducatif ) et placée au cœur de toute stratégie et approche visant à arracher de la société le mal par la racine». Si la publication concerne exclusivement la femme arabe, il ressort de l’analyse que les problèmes sont presque identiques partout avec, bien sûr, quelques différences liées aux spécificités culturelles et religieuses des sociétés selon qu’elles soient orientales ou occidentales. Pour la présidente de l’OFA, il y a «une complicité qui est à l’origine de la durabilité du problème», et c’est «à la femme de rompre le silence pour mettre fin à cette complicité». Aussi, «les Etats et la société civile arabes ont la responsabilité de lutter contre la violence à l’égard des femmes à travers la multiplication des programmes de sensibilisation et d’éducation et la promulgation de lois et leur application», estime la Première Dame de Tunisie. Dans son message adressé à la communauté internationale à l’occasion du 8 mars 2010, le secrétaire général de L’ONU, M. Ban Ki Moon, admet que «la volonté politique et le leadership sont des facteurs essentiels pour encourager une action soutenue en faveur de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et pour faire progresser le développement, la paix, la sécurité et les droits de l’homme». Il ajoute que «Ce n’est qu’alors que les États pourront mener à bien le programme qu’ils ont lancé il y a 15 ans à Beijing: concrétiser les objectifs de développement du Millénaire et répondre efficacement aux crises mondiales». Placée par l’ONU sous le thème: «Droits égaux - Opportunités égales : Progrès pour tous», la journée internationale de la femme correspond cette année au 15ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, adoptés en 1995 lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Constituant le cadre politique global pour ce qui est des droits fondamentaux des femmes, de leur autonomisation et de l’égalité des sexes, ce programme couvre 12 domaines d’intervention critiques: pauvreté, éducation et formation, santé, violence à l’égard des femmes, conflits armés, économie, pouvoir et prise de décisions, mécanismes institutionnels, droits de l’homme, médias, environnement. «Il y a 15 ans, les gouvernements se sont engagés à promouvoir l’égalité, le développement et la paix pour toutes les femmes, partout dans le monde», indique encore M. Ban Ki Moon dans son message, ajoutant que «la Déclaration de Beijing a marqué une étape clef, elle a guidé la prise de décisions et inspiré un grand nombre de nouvelles législations…». Tout en admettant qu’il existe de nombreux exemples de progrès, M. Ban Ki Moon estime qu’il reste néanmoins encore beaucoup à faire, car «l’un des enseignements de ces 15 dernières années est qu’il importe de s’attaquer de manière plus générale à la discrimination et à l’injustice» et que «les stéréotypes sexistes et la discrimination fondés sur le sexe persistent dans toutes les cultures et toutes les communautés». Engager une action énergique et globale pour enrayer la violence à l’égard des femmes est l’essence même de la stratégie nationale ordonnée par le Président Ben Ali que l’Histoire inscrira dans la mémoire collective, aux côtés du leader Bourguiba, comme le bâtisseur de la Tunisie moderne. L’exemple de la Tunisie en matière de promotion de la femme est unique, et ce n’est pas trop dire car, dès les premières années de l’indépendance, la politique de développement a traité le problème de la violence à l’égard des femmes sous tous ses angles, et en premier celui de l’éducation institué comme droit inaliénable de la fille et du garçon. Le Changement consacrera à son tour et renforcera le principe d’égalité entre les deux sexes dans tous les domaines sans exception, hissant la femme au rang de partenaire à part entière de l’homme dans les droits et les devoirs et dans la construction de l’avenir du pays. Un avenir que le Président Ben Ali conçoit avec la femme pour «relever, ensemble, les défis» de l’étape à venir.
Le Programme Electoral 2009-2014 du Président Zine El Abidine Ben Ali
Editorial
Une approche citoyenne
Par Abdelkrim Dermech
L’approche participative initiée par le Président Ben Ali, depuis l’avènement du Changement, et consistant à faire associer les Tunisiens, toutes tendances intellectuelles et appartenances politiques confondues, à la dynamique d’édification de l’avenir de leur pays puise sa force et sa réussite dans le fait qu’elle se fonde sur un processus progressif qui évolue en accompagnant les mutations que connaît la société tunisienne ainsi que les changements qui s’opèrent sur la scène internationale.
Les auteurs des deux opérations contre des colons en Cisjordanie arrêtés Ramallah (Territoires palestiniens) — L’Autorité palestinienne a arrêté deux groupes de membres du Hamas considérés comme les auteurs de deux opérations contre des colons israéliens en Cisjordanie, a indiqué mardi soir un haut responsable de la sécurité palestinien.
La police arrête le frère du meurtrier de deux soldats américains Kirkouk (Irak)— La police irakienne a arrêté hier le frère d’un soldat irakien abattu la veille sur une base irakienne au nord de Bagdad, où il venait de tuer deux militaires américains et d’en blesser neuf, a indiqué un responsable de la police. Ces décès, survenus dans des circonstances qui demeurent floues dans la province à majorité sunnite de Salaheddine, ont été les premiers annoncés dans les rangs de l’armée américaine depuis la fin de sa mission de combat le 31 août.